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17/06/2013

Savoir "aimer" les animaux et protéger la biodiversité...

Bien souvent les gens croient aimer les animaux et ne s'aiment qu'eux-mêmes, ou bien ils disent aimer les animaux et en fait ne tolèrent qu'une minorité d'espèces.

Aimer le Vivant ce n'est pas ça du tout ! (1)

Voici un texte pris sur un numéro d'une association qui  porte tous ses efforts sur le droit animal :

Chatastrophique !

Qui peut se prévaloir d’éradiquer jusqu’à 25 milliards d’animaux par an ? Nul dictateur fou serait derrière ce décompte macabre, mais un animal de tous les jours dont la tendance à l’offrande sacrificielle serait finalement bien sournoise : le chat. C’est le résultat détonnant d’une étude conduite par Scott R.Loss du Smithsonian Conversation Biology Institute (SCBI) publiée le 29 janvier dernier dans  la revue britannique Nature communications.

En effet, l’animal préféré des français depuis 2010 (voir sources 1) serait en réalité l’une des 100 pires espèces nuisibles. Les résultats  spectaculaires de l’étude révèle à grande échelle ce que l’on connaissait déjà dans les milieux insulaires où le chat a été introduit ; pas moins de 33 espèces s’y sont en effet éteintes (2).

Les chats principalement errants, tueraient ainsi entre 1,4 et 3,7 d’oiseaux (merle d’Amérique…) et entre 6,9 et 20,7 milliards de petits mammifères (souris, musaraignes, campagnols, écureuils et lapins). A tel point que Felis catus en serait devenu la principale cause de mortalité avant l’empoisonnement ou les collisions pour ce qui concerne les activités humaines….Le Dr Pete Marra (SCBI) coauteur de l’étude enfonce le clou en faisant du chat la principale menace contre la faune américaine  quand bien même certains rappellent son rôle dans la régulation d’autres espèces nuisibles (rats…) (3). Les propriétaires sont donc invités à assigner à résidence leur matou qui aurait tout de même, une responsabilité bien moindre que les errants. Un porte-parole de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to animals (RSPCA) rapporte par ailleurs à la BBC qu’un simple collier bien ajusté réduit leurs nuisances d’au moins un tiers.

Il n’y a pas encore d’étude pour la France mais les chiffres pourraient être tout aussi impressionnants compte tenu de notre importante population domestique (11 millions) et probablement errante. Cela correspond peu ou prou aux densités observées à Lyon notamment (4)…Aussi, 19 millions de chats tueraient-ils jusqu’à 6,9 milliards d’animaux chaque année en France ?

Quoiqu’il en soit le bon sens intime à chacun de limiter cette population errante comme l’oblige la loi depuis 2012 avec le tatouage électronique (art.L212-10 du code rural). Jusqu’alors la majorité des chats demeurait non-identifiable. En outre, un couple de chats errants peut engendrer 20 000 descendants en seulement quatre ans  (6).

Rappelons enfin aux   propriétaires de chats que leur responsabilité civile (art.1385 du code civil) est engagée pour les dommages matériels et environnementaux (art.L161-1 et art.411-1 du code environnemental) causés par leurs animaux. La peine encourue, somme toute théorique, peut atteindre 15 000€  d’amende et un an d’emprisonnement (art.L415-3 du code environnemental).

 

Thierry Auffret Van Der Kemp  Revue avril 2013 n°77 DROIT ANIMAL ETHIQUE & SCIENCES.

(1) Merci de laisser des commentaires

01/06/2013

A méditer....

Jean-Pierre Marguénaud, professeur de Droit et de Sciences criminelles, écrit...

On ne peut dès lors s'empêcher de rêver à ce que serait la force des associations de protection des animaux si, renouant avec l'esprit associatif, elles avaient la sagesse, pour une fois qui  ne serait peut-être pas tout à fait la première, mais qui trouverait l'élan et la solennité des grandes premières, de mettre leurs divisions et leurs querelles entre parenthèses, pour regrouper l'ensemble de leurs forces afin de faire aboutir une réforme législative simple, claire et précise qui marquerait le début d'une nouvelle ère de la protection juridique des animaux en France.

http://www.unifilm.fr/omij/telechargements/99 RSDA 2-2012 pdf


Oui ! quel rêve  cela  serait !  la synergie des associations  dans l'amitié et dans l'unique  but : celui d'obtenir  la reconnaissance de l'animal en tant qu'être vivant sensible